Depuis que la protection de l’environnement et de la santé est devenue une grande préoccupation, les solvants bio naturels sont préférés aux solvants chimiques. Le phénomène s’est généralisé suite à la marée noire de l’Erika. Aujourd’hui, ils occupent une place de choix dans les industries. Que ce soit pour dégraisser, peintre, blanchir, nettoyer, etc., ils sont devenus une bonne alternative aux solvants chimiques. Alors, comment reconnaitre un solvant bio solvant naturel ? Explications.

Les biosolvants au service de la protection de l’environnement

Les uns sont appelés solvants pétrochimiques et les autres solvants bio naturels. Voilà les deux types de solvants utilisés au quotidien. En effet, pour des raisons de raréfaction des ressources pétrolières et de protection de l’environnement, les solvants chimiques perdent leur efficacité. On leur préfère les solvants issus de la biomasse considérés comme étant plus écologique. Disponible dans la pelure des agrumes, la d-limonène est l’un des plus appréciés dans cette catégorie. Bienvenue dans l’univers des solvants « bio » naturels.
Moins nocifs pour l’atmosphère et très performants, les solvants bio naturels ont sauvé l’environnement à l’occasion de la marée noire de l’Erika. La solution à ce fléau fut l’utilisation de l’ester méthylique d’huile végétale (EMVH). Des analyses effectuées à cet effet ont conclu qu’on aurait pu assister à un drame si on avait choisi d’utiliser les solvants chimiques.

Les solvants bios naturels convoités, ceux pétrochimiques dépréciés

En termes de biodégradabilité et d’écotoxicité, des tests authentifiés ont donné favoris les solvants bio naturels. Ainsi, il en ressort un taux de biodégradabilité compris entre 87.4 % et 94.5 % pour ces solvants contre 38.7 % seulement pour un gazole normal. De là, On déduit finalement que les solvants bios naturels encore appelés solvants verts sont simplement plus écologiques que les solvants classiques. Et logiquement, ces derniers n’ont plus la côte auprès de nombreux professionnels de la matière.

Voici les traits qui caractérisent les solvants « bio » naturels

D’abord, pour qu’un solvant soit classé bio naturel, le simple fait qu’il ait des sources végétales ne suffit pas. En plus, tout comme le solvant agrosourcé D-limonène qui dérive de la biomasse végétale, les solvants verts doivent respecter les principes de la chimie verte. Ce qui veut dire qu’ils doivent être biocompatibles, non-toxiques, biodégradables, non volatiles et doivent provenir de ressources renouvelables.
Dans la perspective de constituer une solution plus écologique, un solvant bio naturel ne doit pas renfermer d’élément CMR. Cela s’explique évidemment par l’absence de substance cancérigène, mutagène et reprotoxique. De plus, il doit être moins volatile qu’un solvant classique. En ce sens, les composés organiques volatils (COV) qu’il émet sont de faibles proportions, ce qui aura pour effet de diminuer la formation d’ozone troposphérique. Ce dernier étant nocif pour la santé.
En lieu et place des solvants chimiques, certains solvants bio naturels confortent leur statut de leader et sont plus souvent utilisés. C’est le cas de l’essence de térébenthine, le terpène d’agrumes, le lactate d’éthyle ou la glycérine. On utilise aussi souvent l’essence d’eucalyptus, le citron, le shampoing à moquette, sans oublier bien sûr le vinaigre.

Les solvants bio naturels possèdent les mêmes propriétés que ceux d’origine chimique. Toutefois, eux au moins sont plus éco-responsables et contribuent à la protection de l’environnement. La d-limonène illustre bien cet exemple.