Une solution « open source » fait référence à un programme informatique dont la lecture, la modification ou la redistribution peut être faite par tout individu. Le terme est né dans le contexte du développement de logiciels pour identifier une approche spécifique de la création de programmes informatiques. Cependant, le terme « open source » désigne actuellement un ensemble plus large de valeurs. Il existe des logiciels de caisse open source gratuits ou payants. Quelles en sont les spécificités et quel est leur rapport avec la loi de finance 2018 ?

Qu’est-ce qu’un logiciel de caisse open source ?

Un système de caisse open source est un logiciel dont le code source peut être inspecté, modifié et amélioré par quiconque. Le « code source » est la partie du logiciel que la plupart des utilisateurs d’ordinateurs ne voient jamais. Il s’agit du code que les développeurs informatiques peuvent manipuler pour modifier le fonctionnement d’un logiciel. Les programmeurs qui ont accès au code source d’un programme informatique peuvent y apporter des améliorations. Ils ont la latitude d’injecter du code pour ajouter des fonctionnalités ou corriger des défauts du logiciel de caisse open source. Dans leur quête de solutions agiles pour leur point de vente, les commerces font davantage confiance à des prestataires expérimentés comme Apitic. Cela leur évite d’avoir à développer un logiciel en interne.

Différences entre un logiciel de caisse open source et les autres types de logiciels

Le code source de certains logiciels n’est modifiable que par la personne, l’équipe ou l’organisation qui l’a développé et qui en a le contrôle exclusif. Il s’agit de logiciels « propriétaires » ou « closed source ». Seuls les auteurs originaux des logiciels propriétaires peuvent légalement les copier, les inspecter ou les modifier. L’utilisation d’un logiciel propriétaire est autorisée sous réserve qu’il ne subisse aucun changement sans l’aval du concepteur.

Les logiciels de caisse open source sont différents. Leurs auteurs mettent leur code source à la disposition d’autres personnes qui souhaitent le consulter, le copier, le modifier ou le partager. À l’image des logiciels propriétaires, les utilisateurs doivent accepter les termes d’une licence lorsqu’ils utilisent un logiciel gratuit, mais les termes juridiques des licences gratuites diffèrent considérablement de ceux des licences propriétaires. Les licences de logiciels open source précisent la manière dont les logiciels peuvent être utilisés, étudiés, modifiés et distribués. Plus d’infos ici.

Certaines licences indiquent que la publication d’un logiciel de caisse open source modifié soit faite de façon concomitante avec le code source du programme. Les licences de logiciels gratuits favorisent la collaboration et le partage car elles permettent à d’autres personnes d’apporter des modifications au code source et d’incorporer ces modifications dans leurs propres projets. Elles encouragent les programmeurs informatiques à consulter et à modifier les logiciels libres quand ils le souhaitent, à condition qu’ils laissent d’autres utilisateurs en faire de même lorsqu’ils partagent leur travail.

Logiciel open source et certification, quel rapport ?

Le concept de logiciels open source a certes des vertus, mais il présente aussi des limites. Ces limites se révèlent par rapport aux dispositions de la loi de finance de 2018. En effet, afin d’être certifié, un logiciel de caisse passe par une batterie de tests qui servent à valider ou non sa conformité à la norme NF525. Dans un souci d’uniformité, les commerces sont encouragés à privilégier les solutions déjà éprouvées et certifiées. Cela s’explique par le fait que les programmes open source ne sont pas éligibles à une mise en conformité. D’un autre côté, le coût des différentes procédures de certification est difficilement supportable par les petites et moyennes entreprises qui souhaitent utiliser leur propre logiciel. Pour ne pas se retrouver sous le coup de la loi, il revient aux enseignes qui souhaitent faire usage d’un logiciel de caisse de régulariser au plus vite leur situation. Il faut rappeler que l’utilisation d’un programme non certifié est passible d’une amende qui s’élève à 7500 euros.